Les magasins d’agriculteurs

Conclusion

Jusque dans les années 1960, la vente directe était monnaie courante en France. Les fermes étaient nombreuses à avoir une clientèle citadine (marchés, porte à porte…). La vente directe n’a jamais cessée totalement, en particulier grâce aux marchés. Le renouvellement de ce mouvement est apparu dans les années quatre-vingt-dix avec la création des magasins collectifs, renouvellement renforcé par les crises de confiance alimentaires.

Le consommateur s’est alors mis à rejeter le modèle de la grande distribution. Il cherche la qualité et la santé. Le producteur rejette également le modèle de la grande distribution, mais pour des raisons de rentabilité et de reconnaissance. La grande distribution est accusée d’être trop gourmande sur les marges et les syndicats agricoles s’insurgent du fait des difficultés des exploitants à maintenir leur activité. Nous en avons dernièrement été les témoins avec la crise du lait en 2009. Ainsi, les canaux de distribution courts et ultra-courts tendent à se développer si la grande distribution n’évolue pas.

L’importance économique des circuits courts et ultra-courts reste actuellement difficile à chiffrer. En 2000, 15% des agriculteurs déclaraient pratiquer la vente directe mais sans préciser les quantités vendues. Mais plusieurs études convergent pour montrer que les circuits courts progressent significativement dans certaines régions. Ces canaux de distribution ont donc un avenir prometteur.  D’autant plus que le Ministère de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Pêche a constitué début 2009 un groupe de travail en vue d’établir des mesures les favorisant.

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